Tag: cinéma

You have your mother’s eyes

Ça c’est fait…

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Mon pire cauchemar : le cinéma français.

Quand j’ai vu cette affiche placardée sur la devanture du cinéma de ma ville je me suis dit que c’était l’occasion rêvée. L’occasion rêvée de dire ce que je pense du cinéma français d’aujourd’hui. Oui car cette affiche est merveilleuse. Elle résume à elle seule tout ce qui ne va pas dans le 7ème art en France et explique pourquoi je ne vais plus voir de film français depuis bien longtemps.

ET SI ON ALLAIT VOIR DU THÉÂTRE AU CINÉMA

A l’image de la créativité cinématographique française, le fond de cette affiche est vide. Comme sur une majorité d’affiches de films français. Un fond blanc suffit.

Pourquoi un fond blanc ?

Un fond blanc car ce qui importe, dit le producteur, ce sont les acteurs. Selon le grand manitou, ce sont les acteurs qui font venir les gens dans les salles. Donc un film, ce sont des acteurs et rien d’autre. En clair, le cinéma en France est un théâtre filmé. On transpose les techniques du théâtre (écriture, jeu, fixité de la mise en scène) sur grand écran sans rien changer, sauf exception, la pellicule.

Un fond blanc car de toute façon il n’y a rien à montrer, il n’y a aucune personnalité, aucun risque, aucune implication.

Ainsi, on sacralise l’acteur. Car la France est le berceau du Théâtre avec un grand T. Celui de Molière. Un truc vieux, donc sacro-saint. On adore les vieux trucs en France, ça s’appelle le terroir. Je n’ai rien contre Molière tant qu’il reste sur les planches. Mais il faut que les cinéastes français comprennent que les choses ont bien changées depuis, et que si Molière avait dû faire du cinéma, il aurait surement changé profondément ses habitudes et n’aurait pas simplement fait de la transposition sans aucun effort artistique.

C’est pour cela que l’acteur joue mal en France. Vénérer les acteurs ne les aide pas, ça gâche leur talent. Mais ce n’est pas totalement de leur faute. L’acteur français qui fait du cinéma, s’il n’est pas doué d’un talent inné dès le départ ou autodidacte, commence pas prendre des cours : des cours de théâtre car il n’existe pas d’autre formation à ce métier. S’il veut faire du cinéma, il faut d’abord faire du théâtre. Deux univers pourtant bien différents.  Il prend donc des habitudes de jeu, des tics, une diction qui ne fonctionnent absolument pas devant la caméra. Le problème c’est que personne ne le reprend, le réalisateur français s’en fout et s’écrase, le scénariste est en fait un dramaturge lui aussi formé aux planches et les techniciens tiennent à leur job et n’ont pas leur mot à dire.

Je passerais sur la douce ironie du titre. Qui, vous le remarquerez, met encore l’accent absolu sur LE PERSONNAGE. Comme si un film n’était que des personnages qui parlent. Non, le cinéma ce n’est pas ça, c’est l’assemblage de multiples talents. Désolé chers acteurs mais vous n’êtes qu’un outil artistique comme un autre. Et on peut faire un film sans paroles, he oui (exemple : 3-iron de Kim Ki-duk).

Comparez les affiches des pièces de théâtre français et les affiches du cinéma français, admirez la composition quasi-identique, sans fond, centrée sur l’acteur, montrant bien au spectateur débile les liens prémâchés entre des personnages plus clichés les uns que les autres. Parlons-en des clichés.

LE FRANÇAIS EST UN BEAUF

C’est le producteur qui devient le réalisateur aujourd’hui. C’est lui qui a la main mise sur les choix artistiques car c’est lui qui a le fric et qui prétend savoir ce qui fonctionne (comprendre ce qui génère du pognon). Les réalisateurs n’ont aucune personnalité, aucune implication.

Alors oui. Depuis que Dany Boon, le messie tant attendu du cinéma français, est arrivé avec son monumentalement surestimé « Bienvenue chez les ch’tis« , les producteurs ont cru enfin comprendre le public français. Oui, ils ont cru enfin trouver la recette ultime : « du beauf, du beauf, du beauf »

« Le beauf sympa » qui ne se prend pas la tête, à la bonne franquette, souvent du Nord, c’est un truc bien français. Et les producteurs, avec Bienvenue chez les ch’tis, ont cru que c’était la définition unique du français, parce que le public est allé en masse voir un film qui en faisait l’apologie.

Et qui mieux que Benoît Poelvoorde pour incarner cet archétype ? Il se spécialise dans le genre, tout comme Franck Dubosc. Ce sont des esclaves du système, des vendus, ou alors il n’ont pas assez de talent pour faire autre chose, ou aucune proposition d’autre rôle.

En réalité les gens veulent simplement se divertir, ils veulent aller au cinéma quoiqu’il arrive pour s’évader. Mais on ne leur offre que ce genre de bouse. Car on sait que ça marche, et on ne change pas une équipe qui gagne même si ça signifie la mort totale de toute créativité. C’est aussi la philosophie de Hollywood mais ils couvrent ça avec d’énormes moyens financiers et les choix artistiques de chacun peuvent parfois trouver leur place, on pourrait aussi les critiquer mais ils évitent la catastrophe qu’on connaît ici, soyons honnêtes.

Pourtant je suis convaincu que le public français mérite mieux que ça. Il n’est pas aussi simplet qu’on le laisse croire. On n’attend pas du cinéma élitiste et pseudo-intellectuel. Le divertissement n’est pas incompatible avec la recherche artistique. On attend juste de la qualité, c’est le minimum du respect. Car c’est un manque de respect selon moi. Ils ne font aucun effort.

UN ESPOIR

Certains cinéastes, scénaristes et acteurs arrivent à s’en sortir. C’est possible. Regardez les films de Jacques Audiard (Un prophète, De battre mon cœur s’est arrêté),  Michel Hazanavicius (OSS 117 : Rio ne répond plus, The Artist), Gaspard Noé (Irréversible, Enter the Void) . Ce sont de bons exemple de l’esprit à avoir. Je ne dis pas que ce sont des films parfaits, et il ne peuvent pas plaire à tout le monde, mais simplement, il y a de la créativité, des idées nouvelles, de la recherche, des efforts et surtout un travail d’équipe honnête du début à la fin. Et c’est pour ça que dans ces films, le réalisateur, le compositeur, le scénariste, les acteurs…s’en sortent tous avec un minimum de mérite car ils se sont adaptés au format et ont pris des risques en faveur du film. Ça peut foirer et c’est pour ça que c’est de l’art fait par des artistes dignes de ce nom.

Le cinéma est un rêve, pas un cauchemar.

 

 

 

 

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Fear And Loathing In Tourte Vegas

J’avais déjà parlé de Las Vegas Parano et ceux qui connaissent auront senti une influence évidente dans quelques un de mes travaux.

J’avais donc le devoir psychédélique de faire cette vidéo. Don’t do drugs kids !

Et doux jésus ! En bonus, J’me suis rasé la tête pour vraiment être dans le personnage.

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