Ma réflexion sur l’tre humain et sa situation actuelle dans son environnement naturel.

Attention : longue réflexion à suivre. J’ai essayé comme à chaque fois de bien m’exprimer, de rendre accessibles mes idées. J’espère que j’y suis arrivé. Je ne prétends pas comprendre le monde, je ne prétends pas avoir raison et ceci ne constitue qu’une réflexion sur la situation actuelle à partir des données que j’ai à mon niveau. C’est bien sûr ouvert à la discussion et les commentaires font quasiment partie de l’article.

Bon courage ! 😀

« Terrible tornade dévastatrice » skrrssssh « des centaines de morts suite aux inondations » skrrrshhhs « le réchauffement planétaire » skrsssshhh « le CO2 comme principale cause »skrrrshh

Comme vous l’aurez deviné, ceci est un billet d’actualité. Comme souvent il est tard et je me questionne. Les idées flottent mieux dans le silence crépusculaire.

Ainsi je me demande si nous devons vraiment tous culpabiliser.

Oui car, vous le savez, la terre va mal et c’est de notre faute à tous. On a carrément abusé avec nos usines, nos voitures, nos tronçonneuses, nos canettes de coca et nos habitudes fallacieuses.

A cause de nous, l’environnement est tout chamboulé dans son équilibre naturel.

Le terre chauffe, elle crame ! En plus de ça on lui arrache ses poumons et on lui bousille ses fleuves.

Ça va mal !

Les amoureux de la nature pleurent pour leur pauvre terre !

Les défenseurs des animaux s’offusquent des massacres des espèces en voie d’extinction !

Les gens meurent à cause des catastrophes naturelles, des intoxications et de la sous-alimentation !

La terre crève et…

Martine continue d’aller à la plage.

Martine continue d’acheter des meubles IKEA

Martine trouve que sa vie est plutôt peinarde.

BON SANG DE DIEU ! On nous répète que tout par en free-peanut et personne ne fait rien ? On flippe deux secondes, on est consterné par les marées noires et les tremblements de terre mais au final…on boit son coca, on fume sa clope et on continue de montrer ses fesses sur facebook.

Pourquoi tant d’immobilisme de la part de l’être humain ?

C’est la question à se poser.

  1. L’humain est une mycose.

L’être humain c’est une verrue. Ou une mycose. Un parasite. Enfin, bref, l’humain c’est un humain. C’est à dire un cousin du singe qui se trouve être assez malin et qui aime se multiplier sans aucune limite. Ok. Pas mal. Darwin dirait que l’humain gagne haut la main le jeu de l’évolution. L’humain est au top de la chaine alimentaire, il a pas de prédateur autre que lui même, il maitrise pas mal les éléments, s’adapte à des environnements très variés, se multiplie ultra facilement, bref…l’humain est vraiment super fort.

Super fort, peut être trop fort. Il a pas de limite, il essaye toujours de dépasser les statistiques !

Du coup bah on consomme de plus en plus.

On fabrique de plus en plus.

On rejette de plus en plus.

L’humain n’a aucun but sur cette terre autre que survivre…et malheureusement, il survit BEAUCOUP trop bien. Y a comme un déséquilibre.

Donc déjà… la terre est mal du moment où elle abrite une espèce en surnombre et sans réelle faiblesse pour équilibrer tout ça. L’humain n’est pas le seul à être en déséquilibre avec son écosystème, dès qu’une espèce n’a pas de pression forte de la part d’un prédateur…c’est le chaos. C’est juste que nous, humains, on a vraiment des moyens très efficaces de le semer…ce chaos.

2.L’humain ne voit que lui et n’en a rien a secouer de son voisin.

La terre est donc sous pression car on lui demande beaucoup. Tout le monde a la dalle et veut des maisons. Problèmes de places et de ressources.

Mais y a un moment j’veux dire, on est quand même pas des bêtes ! On est civilisés que diable ! On peut se restreindre ! On a qu’à s’entraider, trier nos déchets, acheter équitable, pas trop consommer et le monde ira mieux ! L’humain arrive à imaginer ces solutions, alors pourquoi ne les met-il jamais vraiment en pratique ?

Bah ouais…après tout, au début ça allait bien mais à force, détruire la planète ça nous retombe dessus ! Ça crée des cyclones et de la famine, c’est pas cool.

Non c’est pas cool.

Mais c’est pas cool pour les autres. Ici là, ça va bien.

Tant que ça va bien dans une zone d’une dizaine de mètre, l’humain se sent bien.

On est pas fait pour voir loin. Que ce soit géographiquement, temporellement ou socialement.

Tous les jours aux infos on voit des images de pays lointains dévastés ou même des villes pas si loin qui subissent les caprices de la terre et pourtant on s’en fout au final.

On a d’autre préoccupations, les nôtres, celles du quotidien Au grand maximum, on se préoccupe des problèmes de notre famille, de nos amis…voir des SDF qu’on croise si on est de bonne humeur mais c’est tout.

Question de survie. Faut protéger le clan avant tout. Et un clan c’est pas des milliards de personnes, c’est juste une dizaine. L’humain peut pas voir très loin. Faut pas lui demander de « penser aux générations futures », l’humain vit dans le présent.

Donc je pense sérieusement qu’on s’illusionne en espérant que tous les gens changeront leurs habitudes pour des choses virtuelles et hypothétiques qu’ils ne peuvent pas concevoir. Tant que ça se passe pas là, maintenant devant lui. Ça n’existe pas.

3.L’humain flippe à mort pour sa vie.

On a tous peur de la mort. C’est la peur universelle, mère de toutes les angoisses et motivations. Si t’as peur des araignées, en fait, d’une manière lointaine, t’as peur de la mort. Réflexe de survie. T’as peur du vide ? Non t’as peur de la mort. T’as peur du noir ? La mort. T’as peur de grossir ? La mort. Ouais ouais…c’est pas toujours direct et je simplifie la complexité de l’esprit mais notre cerveau a un catalogue impressionnant de causes potentielles de mort. En plus, tant qu’il ne sait pas ce que c’est, il pense que c’est potentiellement mortel, donc il flippe. En gros notre cerveau veut une chose et une seule : survivre, et il va très loin dans la logique.

Ce qui le rend complexe, et plus subtil que ça c’est juste une capacité étrange : la conscience personnelle.

« On sait qu’on pense donc on est » comme dirait l’inventeur du poker. (Descartes. lol)

Du coup, on a peur de la mort et on sait qu’on en a peur. On est trop fort !

Donc on flippe et on sait qu’on flippe. On sait qu’on va crever. Dans un futur assez proche. On est conscient qu’on a une durée de vie limitée par rapport à l’univers. Alors pourquoi on devrait s’efforcer de préserver une planète qui changera pas tant que ça durant notre courte vie ? Autant s’amuser ! Au moins ça nous change de nos idées morbides ! C’est le divertissement Pascalien ! Tout le monde veut oublier sa condition de mortel et personne n’a envie de passer son temps à penser à l’avenir de son espèce.

Oh mais j’oublie ! Après tout, on a trouvé la solution à la mort c’est la reproduction. C’est réglé !

« FAUX ! » cria la mort en l’agitant dans les airs.

On a beau se multiplier, si on continue à se multiplier sans prendre soin de son environnement. Ça suffira plus. On sera dans l’impasse et on aura plus de solution face à la mort. La solution se retournera contre nous. La reproduction est un système de survie archaïque dès lors qu’il provoque une surpopulation.

En passant, les restrictions sur le nombre d’enfants par famille en Chine constituent un bon réflexe d’un point de vue de l’évolution. Mais l’économie mondiale est basé sur le croissance démographique ! On se met des bâtons dans les roues !

4.Tout va trop vite.

L’humain évolue plus vite que ses réflexes naturels.

Voilà où est le problème.

L’humain est au centre d’un paradoxe de l’évolution à mes yeux. Entre deux courbes critiques.

Il a une influence sur son environnement ultra rapide et en constante amélioration mais son esprit intérieur traine de vieux mécanismes qui l’empêchent de voir que sa méthode de survie n’est plus adaptée. On s’adapte comme à l’âge de pierre alors que nos ennemis ne sont plus les même. Et c’est pas parce qu’on le sait qu’on peut changer…la lucidité ne suffit pas. Changer profondément des millénaires de réflexes qui sont à la base de notre comportement quotidien relève de l’impossible.

En gros c’est merveilleux. On a réussi à devenir le plus intelligent et le plus fort des animaux pour au final développer un sens de la conscience personnelle dans le simple but de nous rendre compte, du haut de notre empire millénaire que… en un sens…on est condamné à s’autodétruire. A moins que cette conscience et cette intelligence surpasse nos réflexes ancestraux. Et c’est possible.

Donc. Faut pas prendre tout ça comme prétexte pour ne pas agir et protéger la planète et les autres mais juste comme une explication des actes de l’humain aujourd’hui. J’ai décrit une tendance générale de l’être humain car il existe bien sûr des gens qui vont à l’encontre des toutes ces règles, les motivations humaines sont multiformes mais sont pour moi toujours issues des mêmes forces opposées toujours identiques : la peur de la mort et la préservation personnelle et interpersonnelle d’un petit groupe, et ce sont ces forces qui prennent le pas lorsqu’on observe l’humain dans son ensemble et plus particulièrement dans les pays développés ou l’impact environnemental est énorme.

De plus, on sait assez bien régler nos problèmes à court terme, les problèmes à long terme ou loin dans l’espace sont trop complexes ou trop virtuels pour avoir de l’importance.

5.Savoir qu’on a tort n’est pas une motivation suffisante pour changer nos habitudes.

La peur est essentiellement personnelle. On ne peut pas avoir peur pour un groupe étendue. Et si il arrive qu’on ait peur pour une petit groupe c’est juste qu’on assimile ce groupe à notre propre personne, à notre clan. On peut pas avoir peur pour l’humanité comme on a peur pour nous, nos amis ou notre famille.

Franchement on a pas fait d’erreur. On est juste comme ça et depuis le début de l’évolution l’homme suit le même scénario. Y a pas à dire que l’homme moderne à tué la planète…il a juste continué à faire ce que la nature lui à appris. Et ça fonctionnait très bien jusque là.

Tout acte négatif perpétré par l’humain me semble être issu de ce paradoxe entre l’animalité résiduelle et la modernité de l’intelligence. L’homme est capable du meilleur et a le pouvoir de créer des concepts mais il reste victime de ses pulsions et de ses peurs réflexes. Y a forcément des moments ou ça dérape même en dehors de toute maladie mentale. Abus de pouvoir, violences, égoïsme d’un homme ou d’un peuple, drogue, autodestruction, irrationalité des émotions, xénophobie, nationalisme extrême, pollution, mauvais partage des richesses…Tout ça est dû à une envie de survie exacerbée ou à des mécanismes préhistoriques peu adaptées à des situations modernes.

Quelles solutions mec ?

Il semble qu’il n’y en ait aucune sur le court terme . Les réflexes de survie s’adapteront peut être à l’expansion humaine un jour mais cette évolution des réflexes ancestraux ne peut pas se faire aussi vite que l’évolution scientifique de l’homme.

On peut juste espérer qu’un équilibre s’installe sur terre. Que l’écosystème ne parte pas en vrille et que l’humain ne détruise pas lui-même volontairement son équilibre. Là c’est une question de statistiques, de facteurs non aggravants, de hasards, de géopolitique…

Je ne dis pas qu’il faut sauver la planète. La planète est un caillou, elle n’a pas à être « sauvée ». Elle se portait bien sans nous et se portera bien sans nous. Je dis qu’il faut qu’on se sauve nous même. Donc je suis pas un écolo. Les messages écolos me font généralement marrer en donnant une vie à la Terre.

Ce que l’on peut espérer de mieux c’est que la science humaine trouvera un remède à l’animalité résiduelle de l’homme. Par exemple des énergies propres au rendement intéressant, des vaccins, des décisions politiques ou économiques, un déménagement sur une autre planète… Tout ce que l’intelligence peut apporter comme solution viable.

Pour l’instant on peut juste se rendre compte de ce qu’il se passe, essayer tant qu’on le peut de faire au mieux mais selon moi en tant qu’espèce aujourd’hui…on ne peut pas grand chose. Surtout dans une société où ce sont les entreprises et les politiques qui ont le contrôle des causes principales de pollution ou qui n’utilisent pas les moyens qu’ils possèdent pour aider.

Je ne perds pas espoir et je pense que l’intelligence humaine à une immense marge d’action et des solutions existent. Mais il n’est pas garantie que les changements se feront sans douleur.

Malgré tout, finissons sur une note optimiste ! Les aliens viendront peut-être nous sauver en 2012 !

Comme d’habitude, ceux qui ont lu tout ça et qui en ont compris au moins 50% reçoivent mes respects les plus sincères et un cookie.

Oh. Et celui qui dit que Chuck Norris nous sauvera tous en assumera les conséquences.

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34 Commentaires on "Ma réflexion sur l’tre humain et sa situation actuelle dans son environnement naturel."

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grsfx
Invité

Et il y en a qui continue à faire des sagas !
Et il y en a qui continuent de parler ! (ca consomme des calories)

Faut pas être pessimiste, parce qu’être optimiste ca force le destin à être sympa avec toi !

ArtWolf
Invité
Alors bon, j’ai pas lu tous les commentaires, mais voila ma réponse Flo. L’homme, rien ne peut le sauver. Il détruit la Terre à petit feu. Mais dans tous les cas, la Terre survivra à l’homme. C’est à nous de voir si on veut que l’homme survive à la Terre. D’autres espèces ont poussé la chaine alimentaire au déséquilibre, mais pas autant que nous. Moi je dis, et alors? Nous les Hommes, et je met une majuscule parce que je veux parler des grands hommes (et femmes), des gens qui font largement remonter la moyenne chez nous. Je pense à… Read more »
Bohort
Invité
A vrai dire, c’est déprimant ( réflexe purement humain 😉 ), mais soyons philosophes. Comme tu le dis si justement bien Flo, l’humain est capable du meilleur comme du pire. Après, espérons que pour notre survie et de celles des autres espèces, nous puissions agir en véritable protecteur et non consommateur ( ces libéralistes sont notre gangrène, en pourrissant les relations humaines, ils pourrissent le monde en son intégralié 😉 ). Sinon, savez vous d’où vient cette peur viscérale de la mort? Quand le concept de « mort » est devenu le terrible destin de l’humanité dans le cerveau très tortueux de… Read more »
VIVA
Invité
On en parlera de vive voix. Mais finalement, je pense que tu adhereras que ta thèse est assez et horriblement basique , pour les depressifs de la lucidité. En somme , je ne lis pas de nouvelles questions ou de nouvelles réponses. Je vois pleins de cycles et cela rejoint surement toutes ces fameuses lunes que tu décrit de manières symbolique, des symboles de toujours mais qui demeurent . Tu es comme ELIOT dant E.T. tu es sur une biCYCLEette au milieu de notre lune brillament poussiereuse. après , cette prétention que j’ai à dire que je ne vois rien… Read more »
Silto
Invité
Une belle réflexion, avec beaucoup de 1, au moins c’est structuré. Ce que j’y trouve le plus intéressant en fait c’est cette idée de peur. On est des animaux, c’est clair, et on réagit comme tels, sans vraiment se reconnaître dans ses semblables car trop de différences nous séparent des autres humains, éloignés de nous par une différence de religion, de couleur de peau ou de goûts (c’est ce qui crée le racisme, mais aussi la peur basique d’une société trop grande et hors de contrôle). L’humain de base a donc le réflexe de protection de raser les murs, de… Read more »
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